Petites histoires de la ville 4
Il s’appelait Mérité. Tous les soirs, rentrant chez lui, après avoir ingurgité plusieurs verres de tafia aux abords du marché communal. Il empruntait toujours la rue Vernet. Et la il faisait un arrêt spécial devant le presbytère pour invectiver les prêtres français qui dirigeaient à l’époque la paroisse des Gonaïves. Tous les jours, il en profitait pour dédier toute une litanie d’injures à l’égard des prêtres qui selon lui se mêlaient de la politique. Le slogan qui revenait chaque jour était : Pè pédan w alé Dejoie lan mèd.
On raconte lors des funérailles de grande Louise, la mère de Zacharie Delva dit parrain aux Gonaïves, Antoine, l’homme à l’esprit dérangé et philosophe des rues, avait prédit que Zacharie Delva n’aura pas la chance d’avoir des funérailles officielles.
Antoine Fabre Geffrard de nationalité étrangère, grand spéculateur avait séduit plus d’une centaine de femmes aux Gonaïves. Il compte dans son palmarès plus d’une centaine d’enfants en dehors de son mariage.
La petite histoire raconte qu’un grand avocat de la ville des Gonaïves a failli d’être étouffer dans une armoire car le mari de la femme dont il avait une aventure amoureuse apparut soudainement à la maison.
Ti Ciga avait offert un chèque de vingt cinq mille gourdes aux élèves du CIC comme donation. Quand on lui a posé la question pourquoi, il avait donné une telle somme. Ti Ciga a répondu, je suis un ancien élève du College.
Un ancien inspecteur urbaniste qui croyait pouvoir s’exprimer en espagnol ajoute la lettre a à tous les mots français ou créoles qu’il utilise. Il avait plein pouvoir dans la région et même croyait en avoir sur la langue espagnole. Meta la filla a la clasa (mettre la fille dans la classe)
Marceau Michel, militaire et pilote, s’amusait à faire des acrobaties dans le ciel de la ville des Gonaïves quand il était en mission spéciale. A cette époque la, les gens disaient Ti Marceau nan lè-a
A l’époque carnavalesque aux Gonaïves, on rapporte que Claude Forbin et sa femme étaient obligés de tenir en secret les consignes de la Branche Aimable et de St Rose. On prétend que le couple n’était pas en bonne harmonie à chaque periode carnavalesque. Claude était un membre supporteur de la Branche Aimable tandis que sa femnme supportait le groupe carnavalesque St Rose.
